Refusant de reconnaître la souveraineté de la Russie sur la péninsule de Crimée, contrairement aux allusions du président américain Donald Trump, le Premier ministre britannique Keir Starmer a insisté sur le fait qu’il appartient à l’Ukraine de fixer les conditions de tout accord de paix avec la Russie.
Il a également affirmé que « le courageux président ukrainien Volodymyr Zelensky n’est pas responsable de l’échec des négociations pour mettre fin à la guerre ».
De plus, il a rejeté le soutien aux plans américains visant à reconnaître officiellement l’annexion de la Crimée par la Russie dans toute future solution négociée avec Moscou, appelant la Russie à accepter un « cessez-le-feu inconditionnel ». Dans une interview accordée au Telegraph ce vendredi, il a déclaré : « Nous sommes dans une phase intense de négociations », réitérant que « c’est à l’Ukraine de décider et de fixer les conditions, et non à d’autres de le faire à sa place ».
Critiques de Trump envers Zelensky
Zelensky a de son côté réaffirmé son refus de reconnaître la Crimée comme faisant partie de la Russie, soulignant que cette demande va à l’encontre de la souveraineté et de la constitution ukrainiennes.
Une position qui a irrité Trump, qui a qualifié les propos de Zelensky de provocateurs, entravant les pourparlers de paix avec Moscou. Toutefois, Trump s’est ensuite dit mécontent des frappes russes qui ont visé Kiev avant-hier, appelant Poutine à cesser les attaques et l’exhortant à reprendre les négociations de paix.
Depuis son retour annoncé à la Maison Blanche, Trump promet de mettre un terme à cette guerre, qui dure depuis février 2022. Il tente de pousser les deux parties à accepter une proposition de paix incluant la cession par l’Ukraine de certains territoires occupés par la Russie – notamment la Crimée – ainsi que l’abandon de sa demande d’adhésion à l’OTAN, tout en lui permettant de maintenir une armée puissante.