Les négociations entre la Corée du Sud et les États-Unis sur des questions clés telles que les droits de douane, la défense et les investissements connaissent un net ralentissement, ont reconnu vendredi des responsables sud-coréens. Cette situation contraste avec l’optimisme affiché après le sommet de lundi dernier entre le président sud-coréen Lee Jae Myung et son homologue américain Donald Trump.
La rencontre à Washington avait été présentée comme un succès diplomatique, les deux dirigeants mettant en avant leur bonne entente personnelle et affichant l’image d’une relation solide entre alliés historiques. Toutefois, derrière cette façade, les discussions n’ont pas abouti à la signature d’une déclaration commune, ni même à la publication d’un document conjoint.
Un mois après l’annonce d’un accord de principe sur les tarifs douaniers, celui-ci n’a toujours pas été finalisé par écrit. Les divergences portent notamment sur la mise en place d’un fonds d’investissement de 350 milliards de dollars et sur l’ouverture du marché agricole sud-coréen, deux points sensibles qui freinent les négociations.
« Les deux pays n’ont pas produit de documents couvrant la sécurité, l’économie, le commerce ou les investissements parce que les progrès restaient lents dans certains domaines tandis que de grands progrès avaient été réalisés dans d’autres », a expliqué le conseiller à la sécurité nationale sud-coréen, Wi Sung-lac.
Ces difficultés témoignent des obstacles persistants dans la relation économique et stratégique entre Séoul et Washington, malgré la volonté affichée de renforcer leur partenariat face aux tensions régionales croissantes en Asie.