Le Premier ministre slovaque Robert Fico a déclenché une onde de choc en déclarant que « la neutralité conviendrait à la Slovaquie », à quelques jours d’un sommet crucial de l’Otan. Contrarié par la perspective d’un relèvement des dépenses militaires à 5 % du PIB, exigé par Donald Trump, il a affirmé que son pays pourrait refuser de suivre cette trajectoire coûteuse et envisager une sortie de l’Alliance atlantique.
Un dirigeant pro-russe en rupture avec l’Occident
Fico, revenu au pouvoir en 2023, a déjà suspendu l’aide militaire à l’Ukraine et multiplie les critiques contre l’Union européenne. Sa proximité avec le Kremlin inquiète les alliés occidentaux. S’il passe à l’acte, la Slovaquie deviendrait le premier pays de l’UE à envisager une telle rupture sécuritaire depuis la fin de la guerre froide. Une position jugée « scandaleuse » par son opposition, mais aussi par le président slovaque Peter Pellegrini.