SEVENOAKS, 8 août 2025 — En déplacement au Royaume-Uni, le vice-président américain JD Vance a reconnu vendredi des divergences entre Washington et Londres sur la manière de gérer la crise à Gaza. Toutefois, il a affirmé que les deux alliés historiques partageaient un objectif commun : mettre un terme à la situation humanitaire et sécuritaire dans l’enclave palestinienne.
Lors d’une rencontre avec le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, à Chevening House dans le Kent, JD Vance a insisté sur la solidité de la relation transatlantique, tout en reconnaissant que les approches diffèrent sur certains aspects de la crise. « Nous avons peut-être des désaccords sur les moyens, mais nous sommes alignés sur la fin », a-t-il déclaré devant la presse.
Cette visite, qui précède un week-end de repos du vice-président aux alentours de Londres, a été marquée par un petit rassemblement de manifestants près de la résidence, venus protester contre la position américaine sur le conflit à Gaza. La Maison Blanche a récemment soutenu certaines opérations israéliennes dans la bande de Gaza, suscitant des critiques de la part de plusieurs gouvernements européens, dont celui du Royaume-Uni.
Interrogé sur ses ambitions politiques à l’approche de l’élection présidentielle de 2028, JD Vance, pressenti comme successeur naturel de Donald Trump, a éludé la question : « Je me concentre sur mon travail actuel et sur ce que je peux faire pour améliorer la vie des Américains. »
Depuis le retour de Trump à la Maison Blanche en janvier 2025, les relations internationales de Washington ont été redéfinies à travers une diplomatie souvent plus directe, parfois conflictuelle. La situation à Gaza, qui reste l’un des dossiers les plus sensibles, illustre ces tensions, même entre alliés de longue date.
Aucune annonce officielle n’a été faite à l’issue de la rencontre, mais les deux parties ont convenu de poursuivre leur coopération diplomatique sur les dossiers du Proche-Orient.