L’UE cherche à coordonner avec Washington ses premières sanctions contre la Russie depuis le retour de Trump au pouvoir @AP
L’UE cherche à coordonner avec Washington ses premières sanctions contre la Russie depuis le retour de Trump au pouvoir @AP

L’Union européenne a dépêché lundi à Washington son haut responsable des sanctions, David O’Sullivan, accompagné d’une équipe d’experts, afin de discuter d’un possible train de mesures conjointes contre la Russie. Il s’agirait des premières sanctions transatlantiques coordonnées depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier.

Cette initiative survient alors que Moscou continue de bombarder les villes ukrainiennes, plus de trois semaines après la rencontre entre Trump et Vladimir Poutine lors d’un sommet en Alaska. Dimanche, après la plus vaste attaque aérienne depuis le début de la guerre, qui a incendié plusieurs bâtiments gouvernementaux à Kyiv, le président américain a affirmé être prêt à engager une « seconde phase » de restrictions, laissant entendre que des sanctions étaient désormais imminentes.

Depuis son arrivée au pouvoir, Trump a multiplié les menaces de mesures punitives contre la Russie si aucun cessez-le-feu n’était conclu, mais il avait jusqu’ici systématiquement reculé avant leur mise en œuvre. Cette fois, les Européens espèrent que le président américain acceptera enfin d’agir de concert avec eux.

Peu de détails ont filtré sur la mission d’O’Sullivan, mais selon Antonio Costa, président du Conseil européen, de nouvelles sanctions sont en cours de coordination étroite avec les États-Unis. L’un des points centraux évoqués par Kyiv reste la nécessité de restreindre les exportations de pétrole russe, jugées essentielles pour limiter le financement de la machine de guerre du Kremlin.

Le précédent président américain, Joe Biden, avait régulièrement aligné la politique de sanctions avec l’Union européenne, une pratique qui avait été interrompue depuis l’élection de Trump. Si un accord se concrétise, il marquerait un tournant dans la coopération transatlantique et renforcerait la pression économique sur Moscou, qui continue d’affirmer qu’elle ne modifiera pas sa stratégie militaire en Ukraine.

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