L’ONU estime que l’intervention américaine au Venezuela rend le monde « moins sûr » (AP)
L’ONU estime que l’intervention américaine au Venezuela rend le monde « moins sûr » (AP)

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a estimé que l’intervention militaire menée par les États-Unis au Venezuela constituait une violation du droit international et contribuait à rendre le monde moins sûr, appelant la communauté internationale à réagir de manière unie.

Selon le Bureau du Haut-Commissariat, l’opération américaine ayant conduit au renversement du président vénézuélien Nicolas Maduro porte atteinte à un principe fondamental du droit international, qui interdit aux États de recourir à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre pays.

« Il est clair que cette opération a enfreint un principe essentiel du droit international », a déclaré la porte-parole du Haut-Commissariat, Ravina Shamdasani, soulignant que la communauté internationale devait « parler d’une seule voix » sur cette question.

Les forces américaines ont mené une opération surprise au Venezuela le week-end dernier, aboutissant à la capture de Nicolas Maduro, désormais inculpé aux États-Unis pour plusieurs chefs d’accusation, dont le narcoterrorisme. À la suite de cette intervention, son vice-président a prêté serment en tant que président par intérim du Venezuela.

Pour le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, loin de représenter une avancée pour les droits fondamentaux, cette action militaire fragilise l’architecture de la sécurité internationale. « Cela envoie le signal que les plus puissants peuvent agir sans contraintes », a ajouté Ravina Shamdasani.

L’institution onusienne a insisté sur le fait que l’avenir du Venezuela devait être décidé exclusivement par le peuple vénézuélien. Elle a averti qu’une instabilité prolongée et une militarisation accrue risquaient d’aggraver encore la situation des droits de l’homme dans le pays, déjà confronté à de profondes difficultés politiques, économiques et sociales.

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