L’Iran promet une riposte sévère après les menaces de Trump sur une éventuelle frappe
L’Iran promet une riposte sévère après les menaces de Trump sur une éventuelle frappe

Le président iranien Massoud Pezeshkian a averti mardi que toute attaque contre l’Iran entraînerait une réponse « sévère et dissuasive », dans une déclaration qui semble répondre directement aux propos du président américain Donald Trump sur une possible action militaire contre Téhéran.

Dans un message publié sur le réseau social X, Pezeshkian a affirmé que la République islamique réagirait fermement à toute « agression cruelle », sans toutefois fournir de détails supplémentaires. Cette prise de position intervient au lendemain de déclarations de Trump laissant entendre que les États-Unis pourraient frapper l’Iran si celui-ci tentait de reconstruire son programme nucléaire.

S’exprimant aux côtés du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, Trump a affirmé que Washington surveillait de près les activités iraniennes. Il a déclaré que toute tentative de relance du programme nucléaire serait lourdement sanctionnée, évoquant même la possibilité de frappes plus puissantes que celles menées lors du conflit aérien de douze jours en juin.

Ce conflit avait coûté la vie à près de 1 100 personnes en Iran, parmi lesquelles des commandants militaires et des scientifiques, tandis que des tirs de missiles iraniens en représailles avaient fait 28 morts en Israël. Depuis, les tensions restent vives entre Téhéran, Washington et leurs alliés respectifs.

Les autorités iraniennes affirment de leur côté ne plus enrichir d’uranium sur aucun site et se disent ouvertes à d’éventuelles négociations. Les agences de renseignement américaines et l’Agence internationale de l’énergie atomique estiment que l’Iran n’a plus de programme structuré d’armement nucléaire depuis 2003, bien que le pays ait enrichi de l’uranium à des niveaux proches du seuil militaire ces dernières années.

Sur le plan intérieur, ces déclarations interviennent alors que l’Iran fait face à ses plus importantes manifestations depuis trois ans. La chute record du rial iranien face au dollar a déclenché des rassemblements à Téhéran et dans d’autres villes, parfois marqués par des affrontements avec les forces de sécurité. Des étudiants ont également manifesté sur plusieurs campus universitaires.

Face à la contestation, Pezeshkian a multiplié les signaux d’apaisement, rencontrant des représentants du monde économique et promettant des ajustements fiscaux en faveur des entreprises. Le gouvernement a aussi annoncé des fermetures temporaires de banques et d’administrations afin de gérer la consommation énergétique durant l’hiver, dans un contexte économique et social de plus en plus tendu.

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