Washington exerce une pression croissante sur la Cour pénale internationale (CPI), exigeant qu’elle garantisse l’absence de poursuites visant Donald Trump et certains responsables américains une fois son mandat présidentiel terminé en 2029. Selon des sources citées mercredi, l’administration américaine a averti qu’elle était prête à imposer de nouvelles sanctions contre l’institution si celle-ci ne modifiait pas son approche.
Les inquiétudes de Washington portent également sur les enquêtes visant des dirigeants israéliens ainsi que des membres des forces armées américaines. L’administration Trump souhaite que la CPI abandonne ces dossiers, considérés comme politiquement motivés et contraires, selon elle, aux intérêts stratégiques des États-Unis et de leurs alliés.
La CPI dispose pourtant du pouvoir de poursuivre des chefs d’État en exercice pour des crimes internationaux présumés, notamment les crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Cette compétence, déjà au cœur de tensions historiques entre Washington et la Cour, revient désormais au premier plan dans un contexte de fortes pressions diplomatiques.
Les discussions entre l’administration américaine et les dirigeants de la CPI se déroulent dans un climat tendu, alors que les États-Unis cherchent à prévenir d’éventuelles procédures judiciaires susceptibles de cibler Trump après son mandat ou certains responsables engagés dans les politiques américaines des dernières années.