Les États-Unis infligent des sanctions historiques au réseau pétrolier iranien
Les États-Unis infligent des sanctions historiques au réseau pétrolier iranien

WASHINGTON, 30 juillet 2025 – Les États-Unis ont annoncé mercredi une nouvelle salve de sanctions économiques contre le réseau maritime iranien, qualifiée par l’administration Trump comme la plus sévère depuis le retrait de l’accord sur le nucléaire en 2018. Cette mesure vise à entraver massivement les ventes de pétrole de la République islamique, principale source de revenus du régime de Téhéran.

Le Trésor américain a révélé que les sanctions ciblent un vaste réseau d’entreprises, de navires et d’individus accusés de faciliter l’exportation illicite de pétrole iranien en contournant les embargos. Selon Washington, ce système sophistiqué serait dirigé par Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême Ali Khamenei, considéré comme l’un des personnages les plus puissants du régime.

« Cette action s’inscrit dans notre engagement à priver l’Iran des ressources qu’il utilise pour financer ses activités déstabilisatrices au Moyen-Orient, y compris le soutien à des groupes terroristes », a déclaré un porte-parole du Département du Trésor.

Les nouvelles mesures bloquent les avoirs aux États-Unis des entités sanctionnées et interdisent aux institutions financières internationales de traiter avec elles sous peine de représailles. Une cinquantaine de navires et sociétés, répartis entre l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe de l’Est, sont concernés.

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les États-Unis ont durci leur ligne envers Téhéran, exigeant que l’Iran cesse ses livraisons de pétrole à des pays comme la Chine ou la Syrie. Le président américain a également menacé d’imposer des droits de douane secondaires aux acheteurs de pétrole iranien, dans le but d’isoler davantage l’économie iranienne sur la scène mondiale.

L’annonce intervient dans un contexte de fortes tensions régionales, alimentées par la guerre en cours à Gaza, les frictions en mer Rouge et les provocations militaires des Gardiens de la Révolution dans le détroit d’Ormuz.

Téhéran n’a pas encore officiellement réagi à ces nouvelles sanctions, mais pourrait riposter par des pressions militaires ou diplomatiques, comme par le passé. Les observateurs redoutent une escalade majeure dans le Golfe, alors que les négociations indirectes sur un éventuel nouvel accord nucléaire sont au point mort.

Partager