Le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie reconnaissent officiellement l’État de Palestine. (AP/Joanna Chan)
Le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie reconnaissent officiellement l’État de Palestine. (AP/Joanna Chan)

Le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie ont annoncé conjointement la reconnaissance officielle de l’État de Palestine. Cette décision historique intervient en pleine Assemblée générale des Nations unies et s’inscrit dans un contexte marqué par la guerre à Gaza et les tensions diplomatiques croissantes au Moyen-Orient.

Pour Londres, Ottawa et Canberra, cette reconnaissance constitue un signal fort en faveur de la solution à deux États. Les trois gouvernements ont insisté sur le fait que cette décision n’implique en aucun cas une légitimation du Hamas, mais vise au contraire à offrir une perspective politique crédible pour le peuple palestinien. La Grande-Bretagne souligne la portée symbolique de ce choix, compte tenu de son rôle historique au Proche-Orient après la Seconde Guerre mondiale.

Mahmoud Abbas : «Une étape importante et nécessaire»

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a salué cette reconnaissance comme « une étape importante et nécessaire » vers une paix durable. Selon lui, elle ouvre la voie à la mise en œuvre de la solution à deux États, permettant la coexistence entre Israël et la Palestine dans la sécurité et le respect mutuel. Cette annonce est perçue comme un levier diplomatique pour renforcer la légitimité de l’Autorité palestinienne face au Hamas.

Le Hamas salue une « victoire »

De son côté, le mouvement Hamas a qualifié cette reconnaissance de « victoire pour les droits du peuple palestinien ». Selon ses responsables, elle démontre que malgré les crimes attribués à l’occupation, les droits nationaux palestiniens ne pourront jamais être effacés. Cette déclaration renforce le contraste entre les visions politiques portées par le Hamas et par l’Autorité palestinienne.

L’opposition ferme d’Israël

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a vivement réagi, rejetant catégoriquement toute idée de création d’un État palestinien. Dans un message vidéo, il a dénoncé cette reconnaissance comme une « récompense pour le terrorisme » à la suite des attaques du 7 octobre 2023. Netanyahou a répété qu’« aucun État palestinien ne verrait le jour à l’ouest du Jourdain ».

Dans la foulée, le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a appelé à une réponse radicale : l’annexion pure et simple des territoires de Judée-Samarie et l’abandon définitif de toute perspective d’État palestinien.

Partager