Le pape Léon XIII a estimé que l’Europe devait occuper une place centrale dans toute initiative destinée à mettre fin à la guerre en Ukraine, jugeant irréaliste tout plan de paix qui marginaliserait le continent. Ses déclarations interviennent après un entretien avec le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy, dans un contexte diplomatique marqué par des divergences sur la manière d’aboutir à une résolution durable du conflit.
Le souverain pontife a insisté sur l’importance de l’unité européenne, qu’il considère comme déterminante pour favoriser une paix juste. Selon lui, les dirigeants du continent disposent aujourd’hui d’une occasion unique de coordonner leurs efforts et de peser sur les discussions internationales. Son message semble également critiquer des cadres de négociation soutenus par Washington, que Rome juge insuffisamment inclusifs vis-à-vis des partenaires européens.
De son côté, Zelenskiy a réaffirmé qu’aucune cession de territoire ne serait envisagée dans le cadre d’un accord avec la Russie. Le président ukrainien a également salué le rôle du Vatican, qu’il a présenté comme un acteur potentiel de médiation, bien que les contours d’une telle implication restent encore à définir.
Les propos du pape interviennent alors que de multiples initiatives diplomatiques se multiplient pour tenter d’ouvrir la voie à des pourparlers crédibles. Pour le Vatican, la participation active de l’Europe n’est pas seulement souhaitable mais nécessaire, au regard des enjeux géopolitiques et humanitaires que le conflit continue de provoquer.