Le Kremlin a affirmé mardi que les accusations selon lesquelles Vladimir Poutine chercherait à reconstituer l’ancienne Union soviétique étaient infondées. Il a également qualifié de « pure stupidité » les déclarations suggérant que le président russe envisagerait d’attaquer un pays membre de l’OTAN, dans un contexte de tensions persistantes entre Moscou et les capitales européennes.
Ces réactions surviennent alors que plusieurs responsables européens mettent en garde depuis des mois contre les ambitions géopolitiques de la Russie, évoquant un risque accru pour la sécurité du continent. Interrogés à Moscou, les porte-parole du Kremlin ont insisté sur le fait que ces inquiétudes étaient « totalement déconnectées de la réalité », rappelant que les positions militaires russes visaient exclusivement à protéger les intérêts nationaux, et non à étendre un territoire ou provoquer une confrontation directe avec l’OTAN.
Vladimir Poutine, né en Union soviétique, avait pourtant qualifié en 2005 l’effondrement de l’URSS de « plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle ». Une formule souvent citée par ses détracteurs comme la preuve de ses aspirations impérialistes. Le Kremlin affirme aujourd’hui que cette déclaration se référait avant tout aux conséquences économiques et sociales de la dissolution du bloc soviétique, qui avait plongé des millions de Russes dans la pauvreté et exposé le pays à une possible fragmentation.
Les autorités russes accusent désormais certains pays européens d’alimenter volontairement la peur d’une expansion russe pour justifier une hausse des dépenses militaires et un renforcement de la présence de l’OTAN à leurs frontières. Elles assurent que Moscou ne nourrit aucun projet d’invasion d’un État membre de l’alliance occidentale, estimant que de telles accusations ne servent qu’à « attiser des tensions artificielles ».