Le Kremlin a déclaré jeudi que tout plan de paix visant à mettre fin à la guerre en Ukraine devait répondre aux « causes profondes » du conflit, rejetant toute solution qui n’aborderait pas les revendications fondamentales de la Russie. Moscou a également précisé qu’il existait des contacts avec les États-Unis, mais qu’aucune négociation formelle n’était en cours concernant un éventuel cadre de paix.
Ces déclarations interviennent alors que, selon deux sources proches du dossier, Washington aurait informé le président ukrainien Volodymyr Zelensky que Kiev devait accepter un cadre élaboré par les États-Unis pour mettre fin à la guerre. Celui-ci prévoirait notamment des concessions territoriales à la Russie et des restrictions sur les capacités militaires ukrainiennes, des conditions que l’Ukraine refuse depuis longtemps, les considérant comme équivalentes à une capitulation.
Le porte-parole du Kremlin a affirmé que toute proposition sérieuse devait « éliminer les causes profondes du conflit », une expression souvent utilisée par Moscou pour renvoyer à ses exigences de neutralité ukrainienne, de limitation de l’OTAN et de reconnaissance de ses gains territoriaux. Il a également indiqué que les échanges actuels avec Washington ne constituaient en aucun cas des négociations formelles et qu’aucun processus diplomatique structuré n’était en place.
Cette prise de position souligne à nouveau l’écart profond entre les attentes ukrainiennes, américaines et russes, à un moment où la diplomatie autour du conflit semble dans l’impasse. Alors que le front reste extrêmement actif et que les pertes s’accumulent des deux côtés, aucune avancée vers une solution politique durable ne semble pour l’instant se dessiner.