Le Honduras lance un mandat d’arrêt international contre l’ex-président Hernandez, récemment gracié par Trump
Le Honduras lance un mandat d’arrêt international contre l’ex-président Hernandez, récemment gracié par Trump

Le procureur général du Honduras, Johel Antonio Zelaya, a annoncé lundi avoir émis un mandat d’arrêt international contre l’ancien président Juan Orlando Hernandez. L’information a été communiquée via un message publié sur X, alors que l’ex-chef de l’État vient tout juste d’être libéré des États-Unis après avoir bénéficié d’une grâce présidentielle signée par Donald Trump.

Hernandez, qui purgeait une peine de 45 ans de prison pour trafic de drogue, avait été extradé aux États-Unis puis condamné pour son rôle dans un vaste réseau criminel impliquant l’acheminement de cocaïne vers le territoire américain. Sa grâce récente a provoqué de vives réactions au Honduras, où les autorités judiciaires affirment vouloir poursuivre leurs propres procédures à son encontre.

Peu après sa libération, l’ancien président a diffusé une vidéo dans laquelle il s’exprimait depuis un lieu non identifié, se félicitant de la décision de Washington. Il y affirmait être victime d’une campagne politique et réitérait son innocence, malgré les accusations et condamnations lourdement documentées aux États-Unis.

Le lancement de ce mandat d’arrêt international ouvre une nouvelle phase d’incertitude quant à l’avenir judiciaire de Juan Orlando Hernandez. Les autorités honduriennes n’ont pas précisé les démarches qu’elles comptaient mener pour obtenir son arrestation ni les chefs d’accusation exacts retenus dans leur juridiction. Cette action illustre toutefois la volonté du ministère public de poursuivre l’ancien dirigeant malgré l’intervention américaine, dans un contexte où la lutte contre la corruption et le narcotrafic reste un enjeu politique majeur au Honduras.

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