Vladimir Poutine a annoncé dimanche la réussite d’un test d’un nouveau missile de croisière à propulsion nucléaire, présenté comme invulnérable aux systèmes de défense existants. Selon le Kremlin, ce missile baptisé « Burevestnik » (ou « Pétrel » en russe) représenterait une avancée majeure dans l’arsenal stratégique russe.
Lors d’une réunion filmée avec le chef d’état-major Valeri Guérassimov, le président russe, vêtu d’un uniforme de terrain, a été informé que le missile avait parcouru plus de 14 000 kilomètres lors d’un essai réalisé mardi, avec un vol continu de 15 heures. « Ce n’est pas encore sa limite », a précisé Guérassimov, évoquant la portée quasi illimitée de l’engin.
Un missile à portée mondiale et trajectoire imprévisible
Poutine a ordonné de préparer les infrastructures nécessaires à son déploiement opérationnel, affirmant que le Burevestnik rendrait obsolètes les défenses antimissiles occidentales en raison de sa capacité à voler à basse altitude et à modifier sa trajectoire de manière imprévisible.
Ce test intervient peu après des exercices stratégiques d’envergure impliquant les trois composantes de la dissuasion nucléaire russe : missiles intercontinentaux, sous-marins et bombardiers Tu-95. Ces manœuvres ont eu lieu alors que le sommet prévu entre Poutine et le président américain Donald Trump sur la situation en Ukraine a été reporté.
Avec cette démonstration de force, Moscou confirme sa volonté d’affirmer sa supériorité technologique face à l’OTAN et de rappeler que, selon les mots de Poutine, « la Russie reste une puissance nucléaire qu’aucune barrière ne saurait contenir ».