La Russie promet de défendre ses navires en mer Baltique « par tous les moyens »
La Russie promet de défendre ses navires en mer Baltique « par tous les moyens »

Le Kremlin a affirmé ce mercredi que la Russie défendra ses navires en mer Baltique par « tous les moyens disponibles », en réaction à une récente tentative de saisie d’un pétrolier par l’Estonie, qu’elle qualifie de provocation. Selon Moscou, cet incident illustre sa volonté de réagir fermement à toute action jugée hostile contre ses intérêts maritimes dans la région.

La tension est montée d’un cran en mer Baltique après que l’Estonie a tenté d’intercepter un pétrolier à destination de la Russie, soupçonné d’appartenir à la « flotte fantôme » utilisée par Moscou pour contourner les sanctions occidentales. En réponse, la Russie a brièvement mobilisé un avion de chasse dans l’espace aérien de l’OTAN, ce qui a suscité des inquiétudes quant à une possible escalade dans ce couloir maritime stratégique.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a averti que la Russie ne resterait pas passive face à ce qu’elle considère comme des actes de « piraterie » visant à interférer avec ses échanges commerciaux. « La Russie a démontré qu’elle était capable de réagir assez durement », a-t-il déclaré aux journalistes, assurant que toutes les options resteraient sur la table, dans le respect du droit international.

L’incident a été suivi, dimanche, par la brève détention d’un pétrolier battant pavillon grec dans les eaux russes, après son départ d’un port estonien. Le navire a depuis été relâché, mais l’épisode a ravivé les craintes d’un durcissement des confrontations navales dans une région déjà sous tension depuis le début du conflit en Ukraine.

De son côté, le ministère russe des Affaires étrangères a accusé l’OTAN d’entraver la liberté de navigation en mer Baltique, en menant ce qu’il qualifie d’« actions agressives » contre les intérêts maritimes russes. Une porte-parole a affirmé que ces manœuvres étaient orchestrées par des membres de l’Alliance, notamment l’Estonie, dans le cadre d’une campagne de pression élargie contre Moscou.

La mer Baltique, couloir essentiel pour les exportations énergétiques russes, pourrait ainsi devenir un nouveau théâtre de confrontation entre la Russie et l’Occident, alors que les sanctions économiques se durcissent et que les tensions géopolitiques persistent.

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