La Pologne a conclu un accord majeur d’une valeur de 5,8 milliards de zlotys (soit environ 1,6 milliard de dollars) avec le consortium PGZ-Narew pour la fourniture de 46 radars de localisation passive destinés à ses systèmes de défense antiaérienne et antimissile de courte portée. L’annonce a été faite mardi par le ministre polonais de la Défense, Władysław Kosiniak-Kamysz.
Ces radars, qui permettent de détecter et suivre des cibles sans émettre de signaux détectables, doivent renforcer considérablement les capacités de surveillance et de réaction des forces armées polonaises face aux menaces aériennes. Ils seront intégrés au programme Narew, le système national de défense sol-air de courte portée, l’un des piliers de la modernisation militaire du pays.
Varsovie multiplie ces dernières années les investissements massifs dans le secteur de la défense, invoquant une menace croissante en provenance de la Russie depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022. La Pologne a déjà acquis des chars Abrams américains, des systèmes de défense Patriot et des avions de chasse sud-coréens, consolidant son statut de principal bastion militaire de l’OTAN sur son flanc oriental.
Selon les prévisions du gouvernement, les dépenses de défense devraient atteindre 4,8 % du produit intérieur brut en 2026, un niveau record en Europe et plus du double de l’objectif fixé par l’OTAN. Pour Varsovie, cet effort est indispensable afin de garantir la sécurité nationale et de renforcer la dissuasion dans un contexte géopolitique particulièrement tendu.
Ce nouveau contrat avec PGZ-Narew confirme la volonté de la Pologne de développer son industrie de défense nationale tout en consolidant son rôle de partenaire stratégique au sein de l’Alliance atlantique.