Pékin a annoncé mardi avoir déposé une plainte officielle auprès du Japon, l’exhortant à ne pas envoyer de représentants au défilé militaire chinois prévu le 3 septembre, consacré à la commémoration de la Seconde Guerre mondiale.
Lors d’un point de presse, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a affirmé que la Chine avait demandé au Japon de « clarifier sa position » et de « rompre complètement avec le militarisme ». Cette déclaration traduit la sensibilité particulière de Pékin face aux commémorations liées à la guerre, sur fond de rivalités historiques persistantes entre les deux puissances asiatiques.
Le différend s’inscrit dans un contexte de tensions régionales croissantes. Tokyo a exhorté ses partenaires à ne pas assister à la parade militaire organisée par la Chine, perçue par certains pays comme une démonstration de force plutôt que comme un simple hommage historique.
Cette nouvelle querelle diplomatique illustre les rapports difficiles entre Pékin et Tokyo, marqués par le contentieux mémoriel de la Seconde Guerre mondiale mais aussi par les rivalités stratégiques actuelles en Asie-Pacifique.
Le défilé du 3 septembre, auquel Vladimir Poutine a déjà confirmé sa présence, devrait rassembler plusieurs chefs d’État et renforcer l’image d’un front uni du « Sud global » face aux puissances occidentales. La participation ou non du Japon à cet événement sera scrutée de près, tant pour sa portée symbolique que pour ses implications diplomatiques.