Israël annonce avoir tué un général iranien de haut rang, Trump exige la reddition de l’Iran et appelle à fuir Téhéran
Israël annonce avoir tué un général iranien de haut rang, Trump exige la reddition de l’Iran et appelle à fuir Téhéran

Israël a affirmé mardi avoir éliminé un haut commandant iranien à Téhéran, dans le cadre d’une campagne militaire intensifiée contre l’Iran, tandis que le président américain Donald Trump a appelé les habitants de la capitale iranienne à évacuer immédiatement et a exigé la « reddition sans conditions » de la République islamique. Le climat régional, déjà explosif, est entré dans une nouvelle phase d’escalade.

Alors que les frappes israéliennes se poursuivent pour la cinquième journée consécutive, Trump a quitté prématurément le sommet du G7 au Canada pour regagner Washington. À bord d’Air Force One, il a affirmé ne pas chercher un cessez-le-feu mais « mieux qu’un cessez-le-feu », en ajoutant qu’il souhaitait une fin totale du conflit impliquant une capitulation complète de l’Iran. « Je ne suis pas d’humeur à négocier », a-t-il déclaré.

L’armée israélienne a annoncé avoir tué le général Ali Shadmani, récemment nommé à la tête du quartier général central Khatam al-Anbiya des Gardiens de la Révolution. Son prédécesseur, le général Gholam Ali Rashid, avait été tué quelques jours plus tôt dans une autre frappe israélienne. Téhéran n’a pas confirmé la mort de Shadmani. Les frappes israéliennes auraient déjà fait au moins 224 morts en Iran, tandis que l’Iran a riposté avec environ 400 missiles et des centaines de drones, causant 24 morts côté israélien.

À Téhéran, la population panique. Les commerces ont fermé, y compris le Grand Bazar, les routes menant hors de la ville sont engorgées, et les stations-service font face à une ruée. L’appel lancé par Israël à évacuer un quartier du centre-ville a été amplifié par Trump, qui a publié sur les réseaux sociaux : « Tous doivent quitter Téhéran immédiatement. »

Dans un contexte de guerre informationnelle, les autorités iraniennes semblent restreindre l’accès aux communications extérieures. Des perturbations touchent les lignes téléphoniques internationales et la connectivité Internet, selon l’organisme de surveillance NetBlocks. Certains sites internationaux sont inaccessibles tandis que le réseau national iranien, surnommé « internet halal », reste actif. Par ailleurs, la télévision d’État a incité les Iraniens à supprimer WhatsApp, accusé — sans preuve — de transmettre des données à Israël.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé mardi que les frappes israéliennes avaient non seulement endommagé les installations en surface du site d’enrichissement nucléaire de Natanz, mais aussi son infrastructure souterraine, un constat inédit. L’Iran affirme que son programme nucléaire est pacifique, mais selon l’AIEA, le pays dispose désormais de suffisamment d’uranium enrichi pour produire plusieurs bombes nucléaires si tel était son choix.

Malgré la tension, Trump a évoqué une possible ouverture diplomatique en suggérant qu’il pourrait envoyer le vice-président JD Vance et un émissaire spécial à des pourparlers avec l’Iran, tout en soulignant que cela dépendrait de l’évolution de la situation à son retour à Washington. Pour l’heure, aucune désescalade n’est en vue.

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