Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté lundi son homologue iranien, Masoud Pezeshkian, à poursuivre les discussions internationales sur le programme nucléaire de Téhéran. Selon un communiqué de la présidence turque, Ankara continuera de soutenir l’Iran dans ce dossier sensible, considéré comme un enjeu majeur pour la stabilité régionale.
La rencontre a eu lieu en marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se tient à Tianjin, en Chine. Erdogan a affirmé que les négociations restaient « utiles » et a insisté sur l’importance de maintenir un cadre diplomatique pour éviter une escalade des tensions.
Au-delà de la question nucléaire, les deux dirigeants ont également abordé les relations bilatérales, notamment dans le domaine énergétique. Erdogan a souligné que le renforcement de la coopération entre pays voisins représentait un bénéfice mutuel, en particulier dans un contexte marqué par les incertitudes géopolitiques et la volatilité des marchés mondiaux de l’énergie.
La Turquie, membre de l’OTAN mais entretenant des liens étroits avec Téhéran, cherche à se positionner comme un intermédiaire influent dans les dossiers régionaux. En soutenant la poursuite des négociations, Ankara confirme sa volonté de maintenir un rôle actif dans la gestion des équilibres stratégiques au Moyen-Orient.
Ces déclarations interviennent alors que l’avenir du programme nucléaire iranien reste au centre des préoccupations internationales, les discussions avec les puissances mondiales ayant connu de multiples blocages au cours des dernières années.