La France souhaite une réaction coordonnée de l’Union européenne après l’annonce par Donald Trump d’un relèvement à 15 % d’un droit de douane « mondial » applicable à la plupart des importations vers les États-Unis. Le ministre délégué au Commerce extérieur, Nicolas Forissier, a estimé qu’« une approche unie de l’Union européenne sera nécessaire » face à cette décision.
Le président américain a signé un décret prévoyant l’instauration d’un droit de douane initialement fixé à 10 %, finalement porté à 15 %, pour une durée de 150 jours à compter du 24 février. Certaines exceptions concernent notamment les produits pharmaceutiques et les échanges couverts par l’accord États-Unis-Mexique-Canada.
Coordination européenne et pistes de rétorsion
En Allemagne, le chancelier Friedrich Merz a indiqué vouloir consulter ses partenaires européens afin d’élaborer une position commune avant une rencontre prévue avec Donald Trump à Washington. Il a rappelé que la politique douanière relève de la compétence de l’Union européenne.
Selon Nicolas Forissier, des mesures de rétorsion pourraient être envisagées. Les autorités françaises travaillent actuellement avec la Commission européenne et les États membres pour analyser les conséquences juridiques et économiques de la décision américaine, qui intervient après une prise de position de la Cour suprême sur les pouvoirs du président en matière commerciale.