Le président américain Donald Trump a déclaré que les pourparlers visant à mettre fin à la guerre en Ukraine se déroulaient peut-être de manière satisfaisante, tout en ajoutant qu’« il arrive un moment où il faut soit agir, soit se taire ». Trump a tenu ces propos devant des journalistes, au lendemain de l’expression de sa frustration envers la Russie, à qui il a demandé « d’agir » pour parvenir à un accord. « Je pense que les discussions entre la Russie et l’Ukraine se passent peut-être bien, et vous le saurez très bientôt », a-t-il dit aux journalistes à bord de l’Air Force One, ajoutant « Il y a un moment où il faut soit agir, soit se taire. Nous verrons ce qui se passera, mais je pense que tout se déroule plutôt bien. »
Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Trump, a tenu vendredi des discussions avec le président russe Vladimir Poutine dans le but de trouver une voie vers un accord de paix.
Ces pourparlers interviennent alors que le dialogue entre les États-Unis et la Russie, censé conduire à un cessez-le-feu avant un éventuel accord de paix, semble suspendu en raison de désaccords sur les conditions d’un arrêt total des hostilités Trump a montré des signes d’impatience, évoquant la possibilité d’imposer des sanctions secondaires aux pays achetant du pétrole russe si Moscou tardait à conclure un accord.
De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a salué samedi la compréhension du président Donald Trump quant à la situation en Ukraine, affirmant qu’il estimait que Trump était le dirigeant occidental le plus lucide sur ce sujet Lors d’un discours prononcé au Forum diplomatique d’Antalya, dans le sud de la Turquie, Lavrov a déclaré : « Supprimer les causes profondes de tout conflit, y compris celui en Ukraine, est la seule voie vers une solution durable et une paix véritable. »
Il a ajouté : « Le président Trump est le premier – et presque le seul jusqu’à présent, je crois – parmi les dirigeants occidentaux à avoir déclaré à plusieurs reprises et avec conviction que l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN serait une grave erreur. C’est l’une des causes fondamentales que nous avons souvent mentionnées. J’ai fourni à nos collègues en Turquie, ainsi qu’au ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan, les mêmes informations que nous avons partagées avec les Américains, les Nations Unies et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe : une liste des attaques menées par l’Ukraine contre les infrastructures énergétiques russes au cours des trois dernières semaines. »
L’Ukraine formule, de son côté, des accusations similaires contre la Russie depuis l’accord soutenu par les États-Unis sur la cessation des attaques.