Des parlementaires américains veulent reprendre le contrôle face aux frappes de Trump en Iran
Des parlementaires américains veulent reprendre le contrôle face aux frappes de Trump en Iran

Alors que les tensions s’intensifient entre les États-Unis et l’Iran après les frappes militaires ordonnées par le président Donald Trump, plusieurs élus américains, démocrates comme républicains, appellent le Congrès à reprendre la main sur l’usage de la force militaire. Ils souhaitent empêcher que le pays s’engage davantage dans un conflit sans autorisation explicite du pouvoir législatif.

Le sénateur démocrate Tim Kaine a annoncé son intention de forcer un vote cette semaine au Sénat sur un texte de loi exigeant que Trump mette un terme aux hostilités à moins d’obtenir une déclaration formelle de guerre de la part du Congrès. « C’est les États-Unis qui se lancent dans une guerre de choix à la demande de Donald Trump, sans aucun intérêt impérieux en matière de sécurité nationale pour justifier une telle action », a-t-il dénoncé sur la chaîne CBS.

À la Chambre des représentants, le républicain Thomas Massie et le démocrate Ro Khanna ont déposé une législation similaire. Ils souhaitent que le Congrès retrouve son autorité constitutionnelle dans la conduite des opérations militaires, une compétence souvent diluée ces dernières décennies au profit de l’exécutif.

Malgré l’initiative de ces élus, les perspectives d’une adoption rapide restent faibles. Les dirigeants républicains du Congrès, notamment le président de la Chambre Mike Johnson et le chef de la majorité au Sénat John Thune, soutiennent globalement l’action militaire. Tous deux avaient été informés à l’avance des frappes sur les sites nucléaires iraniens, selon des sources proches du dossier.

Ces développements soulignent les divisions croissantes, y compris au sein du camp républicain. Le mouvement populiste MAGA de Trump se retrouve en partie fracturé : certains de ses soutiens réclament l’arrêt des engagements militaires extérieurs, dans le sillage de la lassitude engendrée par les « guerres éternelles ».

Face aux critiques croissantes, la Maison Blanche n’a pas encore réagi publiquement. Une réunion d’information destinée à l’ensemble du Congrès est prévue mardi, alors que la pression monte pour clarifier la stratégie américaine et ses objectifs à long terme au Moyen-Orient.

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