Le président français Emmanuel Macron a salué avec réserve la proposition de Vladimir Poutine d’engager des négociations directes avec l’Ukraine, tout en estimant qu’elle ne constituait qu’« un premier pas » et qu’elle restait « insuffisante » pour espérer une désescalade rapide du conflit.
Lors d’un point presse en marge d’un déplacement à Lyon ce dimanche, le president Français a réagi à l’initiative du Kremlin, formulée après une série d’appels conjoints de Kiev et de plusieurs capitales européennes pour un cessez-le-feu humanitaire de 30 jours. « C’est un premier pas. Nous ne pouvons pas rejeter par principe tout geste d’ouverture. Mais cela ne peut pas suffire », a déclaré le chef de l’État, soulignant l’absence de garanties sur les modalités, les conditions et les intentions de la Russie.
Une proposition en réaction à la pression internationale
Pour rappel, le président russe Vladimir Poutine a proposé dimanche l’ouverture de négociations directes dans les prochains jours afin de mettre un terme au conflit en Ukraine. Toutefois, il n’a pas réagi à la proposition de cessez-le-feu de 30 jours formulée quelques heures plus tôt par les alliés européens de Kiev, avec un soutien apparent des États-Unis.
L’appel européen à un cessez-le-feu de 30 jours
Cette semaine, une initiative commune portée par l’Ukraine, la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne a été transmise au Conseil de sécurité des Nations unies, réclamant un arrêt immédiat des hostilités pour une période d’un mois, afin de permettre un accès humanitaire dans les zones les plus touchées. Josep Borrell, haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères, a qualifié cette demande de « nécessaire et urgente », insistant sur l’épuisement de la population civile dans les régions du Donbass et du sud de l’Ukraine.
Un calendrier diplomatique chargé
La déclaration d’Emmanuel Macron intervient alors que Paris se prépare à accueillir une réunion élargie des ministres des Affaires étrangères du G7 prévue pour le 15 mai, à laquelle participera également le chef de la diplomatie ukrainienne. Le président français a également évoqué la tenue d’un sommet pour la paix à Paris en juin prochain, sur le modèle de la conférence de Charm el-Cheikh de 2022, en lien avec l’ONU et l’Union africaine.