Bruno Fuchs aux côtés d’Emmanuel Macron à l’ONU pour la reconnaissance de l’État palestinien
Bruno Fuchs aux côtés d’Emmanuel Macron à l’ONU pour la reconnaissance de l’État palestinien

Le président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, Bruno Fuchs (MoDem), a accompagné Emmanuel Macron à New York ce lundi 22 septembre, lors de la reconnaissance officielle par la France de l’État de Palestine devant l’Assemblée générale des Nations unies. Très impliqué sur ce dossier depuis plusieurs semaines, le député du Haut-Rhin a salué une décision « fidèle à l’engagement historique de la France au Proche-Orient », et a relayé en direct l’événement sur ses réseaux sociaux.

https://twitter.com/bruno_fuchs/status/1970206012159222208?s=46

Pour Fuchs, cette reconnaissance s’inscrit dans une logique de continuité diplomatique, héritée du général de Gaulle. L’élu rappelle régulièrement que la solution à deux États reste, selon lui, « la seule voie durable vers la paix », conciliant souveraineté pour les Palestiniens, sécurité pour Israël et reconnaissance régionale. La prise de parole d’Emmanuel Macron à la tribune de l’ONU lui est apparue comme « l’acte symbolique indispensable » pour maintenir ouverte cette perspective, menacée par l’intensité des violences à Gaza.

Au-delà du symbole, Bruno Fuchs souligne que « le plus dur commence maintenant ». Le chef de l’État a profité de sa présence à New York pour engager une concertation diplomatique avec des pays arabes et des partenaires européens (Royaume-Uni, Italie, Allemagne) afin d’évaluer les conditions d’une mission internationale de stabilisation de Gaza. L’objectif est de définir un cadre sécuritaire crédible, préalable à un cessez-le-feu et à la libération des otages.

Une autre dimension cruciale reste le rôle des États-Unis. Donald Trump, qui a réuni parallèlement plusieurs pays arabes, est perçu comme un acteur décisif pour influencer la politique israélienne. Convaincre le président américain de ne pas laisser Benjamin Netanyahou franchir de nouvelles « lignes rouges » est une priorité. Bruno Fuchs insiste sur la nécessité de préserver les accords d’Abraham de 2020, que Trump considère comme son héritage au Moyen-Orient.

Une étape historique mais fragile

Dans ce contexte, le discours du président palestinien Mahmoud Abbas, promettant de désarmer le Hamas et de placer la sécurité sous l’autorité palestinienne, a marqué les esprits. Pour Bruno Fuchs, la reconnaissance française ouvre un nouveau chapitre diplomatique mais n’efface en rien la complexité du terrain. « Il faut exercer une pression forte sur le gouvernement Netanyahou », rappelait-il récemment, en dénonçant une stratégie « funeste » qui met en danger Israël lui-même. La reconnaissance est donc un signal fort, mais elle ne constitue que le point de départ d’un long processus.

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