Le président sud-coréen Lee Jae Myung a déclaré mardi devant l’Assemblée générale des Nations Unies vouloir rompre avec le « cercle vicieux de tensions militaires inutiles » qui domine la péninsule coréenne depuis des décennies. Pour son premier discours à New York, il a appelé à bâtir une coexistence pacifique et une croissance partagée entre les deux Corées.
Lee a insisté sur la nécessité d’une « solution progressive » à la question nucléaire nord-coréenne. Selon lui, la dénucléarisation ne peut être atteinte à court terme et nécessite une approche pragmatique reposant sur des étapes successives et réalistes.
Ses déclarations interviennent alors que Kim Jong Un a rejeté dimanche toute approche graduelle, accusant Washington et Séoul de chercher à affaiblir Pyongyang sous couvert de dialogue. Le dirigeant nord-coréen s’est toutefois dit disposé à reprendre les discussions si les États-Unis cessaient de conditionner toute négociation à un abandon préalable de l’arsenal nucléaire nord-coréen.
Kim a par ailleurs réaffirmé que la Corée du Nord ne renoncerait « jamais » à ses armes atomiques en échange d’une levée des sanctions, même s’il a reconnu conserver un « bon souvenir » de ses rencontres passées avec l’ex-président américain Donald Trump.
Cette divergence de visions illustre l’impasse persistante autour du programme nucléaire de Pyongyang, alors que Séoul tente de relancer le dialogue tout en évitant une nouvelle escalade militaire.