Robot IA Milo créé par les élèves de l'ECE @capture BFM
Robot IA Milo créé par les élèves de l'ECE @capture BFM

Pas de cartable ni de cahiers sous le bras, mais un boîtier bardé de capteurs et un mini-PC en guise de cerveau. Ce 2 septembre, un nouvel élève a pris place à l’École centrale d’électronique (ECE) dans le XVe arrondissement de Paris. Son nom : Milo. Conçu par une poignée d’étudiants de l’établissement, ce robot à l’allure de jouet futuriste devient officiellement le premier « étudiant IA » inscrit dans une école d’ingénieurs.

Un camarade numérique au milieu des élèves

Haut comme trois pommes, blanc et rond avec ses yeux noirs expressifs, Milo a été fabriqué à partir d’un dessin de professeur, imprimé en 3D puis assemblé par les élèves. Sa mission : enregistrer les cours grâce à un micro intégré, capter les questions posées par les étudiants et restituer les connaissances à la demande. Chaque camarade pourra ainsi lui demander de résumer une leçon ou de réexpliquer un passage mal compris. Les professeurs y voient déjà un outil précieux : Milo leur permettra d’identifier les notions les moins bien assimilées pour ajuster leurs enseignements. Derrière son apparence enfantine, Milo tourne grâce à un modèle de langage initialement basé sur ChatGPT, avant d’évoluer vers une IA propre à l’école. Pour l’instant, il se limite à des tâches pratiques, comme renseigner sur la vie étudiante ou donner les contacts des associations. Mais ses concepteurs veulent vite pousser plus loin l’expérience.

Une expérience pédagogique inédite

L’ECE présente Milo comme une première mondiale. Le directeur, François Stephan, se félicite que « élèves et enseignants aient mis les mains dans le cambouis » pour donner corps au projet, de l’architecture logicielle à la coque plastique, jusqu’au petit brin de plante artificielle posé sur sa tête pour humaniser la machine. Des « IA sitters » veilleront au quotidien à son bon fonctionnement, rechargeant ses batteries et l’accompagnant en cours. En janvier prochain, Milo passera même ses premiers partiels. Les étudiants à l’origine du projet, amusés et impatients, veulent savoir si leur créature saura rivaliser avec eux dans les classements. Plus qu’un gadget, Milo marque l’entrée d’une école française dans une expérimentation grandeur nature : celle d’un apprentissage où humains et intelligences artificielles partagent désormais la même salle de classe.

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