Sommet du G20 2026 : la Maison Blanche ne confirme pas la tenue de l’événement dans un club Trump
Sommet du G20 2026 : la Maison Blanche ne confirme pas la tenue de l’événement dans un club Trump

La Maison Blanche a déclaré jeudi qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise concernant le lieu du sommet du G20 de 2026, alors que des rumeurs insistantes suggèrent que le président Donald Trump envisage d’organiser l’événement dans son club de golf Trump National Doral, à Miami, en Floride. Une option qui relance les critiques sur les liens troubles entre ses fonctions officielles et ses intérêts commerciaux personnels.

« Aucune annonce ferme n’est prête à être faite pour le moment », a affirmé la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, interrogée par les journalistes lors d’un point de presse à Washington. Lorsque la question du potentiel conflit d’intérêts a été soulevée, notamment sur les profits que Trump pourrait tirer d’un tel événement dans l’un de ses établissements privés, Leavitt a catégoriquement rejeté cette hypothèse. « Je rejette entièrement cette prémisse », a-t-elle répondu.

Cette situation rappelle un précédent : en 2019, lors de son premier mandat, Trump avait déjà tenté d’organiser le sommet du G7 2020 dans ce même club de golf à Miami. Face à une vague de critiques politiques et médiatiques, il avait finalement renoncé à ce projet. L’idée d’utiliser une propriété personnelle pour un sommet international avait été largement dénoncée comme un mélange inapproprié entre affaires publiques et intérêts privés.

Le choix du lieu du G20 est d’autant plus scruté que Trump continue de brouiller les frontières entre sa présidence et son empire immobilier. En mai dernier, lors d’un voyage en Écosse, il avait inauguré un nouveau parcours de golf sur son site de Trump Turnberry, tout en participant à des événements officiels. Cette attitude alimente les critiques de ses opposants, qui l’accusent de se servir de sa fonction pour promouvoir ses entreprises.

Le sommet du G20 rassemble chaque année les dirigeants des principales économies mondiales pour discuter des grands enjeux géopolitiques, économiques et climatiques. Son organisation nécessite une logistique complexe, une sécurité renforcée et une neutralité diplomatique rigoureuse — des critères qui pourraient être remis en cause si le site choisi est une propriété privée du président en exercice.

Alors que la décision finale n’a pas encore été annoncée, les spéculations sur un sommet au Doral de Miami risquent de nourrir à nouveau un débat houleux sur l’éthique présidentielle et la séparation entre les affaires d’État et les intérêts personnels.

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