Invitée ce lundi de La Grande interview Europe 1-CNews, Marion Maréchal n’a pas mâché ses mots. Face à la proposition de Gabriel Zucman d’instaurer une taxe annuelle de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros, l’eurodéputée et présidente d’Identité Libertés a dénoncé « un symptôme du socialisme mental » qui, selon elle, continue d’empoisonner le débat public français. Pour l’ancienne députée du Vaucluse, s’en prendre à 1 800 foyers fiscaux « ne règlera pas le gouffre de 300 milliards d’euros que la France emprunte chaque année », mais alimente plutôt une rhétorique de bouc émissaire.
Car derrière cette mesure largement soutenue par la gauche, Marion Maréchal voit un vieux réflexe français : taxer toujours davantage au lieu de s’attaquer à la dépense publique. Chiffres à l’appui, elle rappelle que la France bat des records européens avec 45 % de prélèvements obligatoires, 57 % de dépenses publiques et une retraite plus précoce qu’en Espagne. « Dans ce contexte, le seul mot d’ordre devrait être la réduction des dépenses, pas l’invention de nouveaux impôts », insiste-t-elle, dénonçant une économie paralysée par un excès d’étatisme.
L’exemple italien comme modèle politique
Cette fermeté budgétaire va de pair avec une vision politique plus large : l’union des droites. Interrogée sur la pétition lancée par Philippe de Villiers pour un référendum sur l’immigration, Marion Maréchal a souligné qu’aucun parti ne peut espérer gouverner seul. Elle prend pour exemple l’Italie, où Giorgia Meloni a réussi à fédérer du centre droit à la droite nationale, obtenant en retour la stabilité politique et la confiance des marchés, matérialisée par l’amélioration de la note souveraine du pays.
Pour Marion Maréchal, cette stratégie est la seule capable de faire barrage à la gauche en France. Elle affirme vouloir porter ce modèle, quitte à additionner les forces, même minimes, dans une coalition élargie. « Chaque voix compte », martèle-t-elle, convaincue que c’est ainsi que la droite française pourra renouer avec la victoire. Entre la critique de la fiscalité punitive et l’appel à un rassemblement à l’italienne, Marion Maréchal trace sa ligne : celle d’une droite qui assume de réduire la dépense publique, de défendre la prospérité nationale et de conquérir le pouvoir.