Brésil : Lula bloque une loi controversée visant à réduire la peine de Jair Bolsonaro
Brésil : Lula bloque une loi controversée visant à réduire la peine de Jair Bolsonaro

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a opposé jeudi son veto à un projet de loi adopté par le Congrès qui prévoyait de réduire la peine de 27 ans de prison infligée à l’ancien chef de l’État Jair Bolsonaro. Ce texte visait à alléger la condamnation prononcée contre l’ex-dirigeant d’extrême droite pour avoir comploté un coup d’État après sa défaite à l’élection présidentielle de 2022.

Adopté par les parlementaires en décembre, le projet de loi aurait ramené la peine de prison de Bolsonaro à un peu plus de deux ans. Le Congrès conserve toutefois la possibilité de passer outre le veto présidentiel, une option qui pourrait raviver les tensions politiques dans le pays.

Le texte controversé ne concernait pas uniquement l’ancien président. Il réduisait également les peines de plusieurs personnes reconnues coupables de leur implication dans les émeutes de janvier 2023, lorsque des partisans de Bolsonaro avaient envahi et saccagé le palais présidentiel, la Cour suprême et le Congrès à Brasilia.

À la suite de ces violences, environ 2 000 personnes avaient été arrêtées. Plusieurs d’entre elles ont depuis été condamnées par la Cour suprême pour tentative de coup d’État et d’autres crimes, dans des événements souvent comparés à l’attaque du Capitole américain de janvier 2021.

Lors d’une cérémonie organisée à Brasilia pour commémorer le troisième anniversaire de cette tentative de coup d’État manquée, Lula a défendu la fermeté de la justice. « Tous les putschistes ont été jugés de manière transparente et impartiale, et à l’issue du procès, ils ont été condamnés sur la base de preuves solides », a-t-il déclaré.

Le président brésilien avait déjà annoncé en décembre son intention d’opposer son veto à ce projet de loi. Jair Bolsonaro, pour sa part, a commencé à purger sa peine de prison en novembre, tandis que le débat sur l’ampleur des sanctions continue de diviser la classe politique brésilienne.

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