Des agents de la patrouille frontalière américaine ont été déployés en nombre ces derniers jours dans plusieurs quartiers de Chicago à forte population immigrée, marquant une reprise visible des opérations fédérales après une période de moindre activité, selon des témoins et des responsables locaux.
Ces interventions, menées notamment dans le quartier de Little Village, interviennent après une directive du président Donald Trump ordonnant un renforcement de la présence des forces fédérales afin de lutter contre la criminalité. Des images et témoignages font état d’arrestations effectuées par des agents en uniforme, parfois accompagnés d’autres services de sécurité fédéraux.
La reprise de ces opérations a ravivé les inquiétudes au sein des communautés immigrées de la ville. Des habitants et des associations locales affirment que ces contrôles alimentent un climat de peur, poussant certaines personnes à éviter les lieux publics, le travail ou l’école par crainte d’être interpellées.
Le département américain de la Sécurité intérieure (DHS) assure pour sa part que ces opérations visent prioritairement des individus considérés comme présentant un danger, notamment des personnes ayant un casier judiciaire. Les autorités fédérales indiquent que les actions à Chicago s’inscrivent dans une stratégie nationale et qu’elles se poursuivront dans les jours à venir.
Les responsables municipaux et certains élus locaux ont de nouveau critiqué ces déploiements, rappelant l’opposition de Chicago à des politiques migratoires jugées coercitives et réaffirmant le statut de la ville comme sanctuaire pour les immigrés.