L’armée israélienne a annoncé mardi la mort de trois de ses soldats dans la bande de Gaza, lors de ce qui constitue l’attaque la plus meurtrière contre ses forces depuis la rupture du cessez-le-feu avec le Hamas en mars dernier. Les soldats, tous âgés d’une vingtaine d’années, ont été tués lundi lors d’opérations militaires dans le nord de l’enclave palestinienne, a précisé l’armée sans fournir davantage de détails.
Selon les médias israéliens, les trois militaires auraient péri dans une explosion survenue dans le secteur de Jabaliya, un bastion de longue date du Hamas. L’incident marque une nouvelle intensification des combats dans la zone, alors que les opérations terrestres israéliennes se poursuivent avec acharnement dans plusieurs parties du territoire.
Israël avait mis fin unilatéralement à la trêve conclue avec le Hamas en mars, accusant le groupe islamiste de refuser de modifier les termes d’un accord visant à accélérer la libération des otages. Depuis la reprise des hostilités, les bombardements israéliens ont causé la mort de milliers de Palestiniens, d’après le ministère de la Santé de Gaza.
Le conflit avait été déclenché le 7 octobre 2023, lorsqu’un assaut mené par le Hamas a coûté la vie à environ 1 200 personnes, majoritairement des civils, en territoire israélien. Lors de cette attaque, 251 personnes avaient été prises en otage. À ce jour, 58 d’entre elles sont toujours retenues à Gaza, dont environ un tiers serait encore en vie.
Selon les autorités sanitaires de Gaza, plus de 54 000 Palestiniens ont été tués depuis le début de la guerre, principalement des femmes et des enfants. Le ministère ne précise toutefois pas combien de victimes étaient des civils ou des combattants. L’armée israélienne, de son côté, affirme avoir éliminé environ 20 000 combattants du Hamas, sans apporter de preuves à l’appui.
Depuis le début du conflit, quelque 860 soldats israéliens ont trouvé la mort, dont plus de 400 lors des combats dans la bande de Gaza. Cet affrontement prolongé continue d’alimenter une crise humanitaire majeure, avec des destructions massives, des déplacements massifs de population et un accès à l’aide humanitaire extrêmement limité.