Le chef d’état-major des forces russes a déclaré jeudi au président Vladimir Poutine que les troupes russes avaient pris le contrôle de la ville stratégique de Kupiansk, dans le nord-est de l’Ukraine. L’affirmation a été immédiatement démentie par l’armée ukrainienne, qui assure que la ville n’est pas tombée et que les combats se poursuivent.
Selon Moscou, les forces russes auraient également avancé dans deux autres zones sensibles du front : Pokrovsk, un important nœud logistique que la Russie tente de capturer depuis plusieurs mois, et Vovchansk, localisée près de la frontière russe. Kiev a rejeté ces déclarations, affirmant qu’aucun changement majeur de contrôle territorial n’avait eu lieu dans ces secteurs.
Kupiansk, située dans la région de Kharkiv, est un point stratégique pour les lignes d’approvisionnement et avait déjà été un centre d’intenses combats depuis le début de l’invasion russe en 2022. Les forces ukrainiennes affirment continuer à défendre la ville, enjeu crucial de la stabilité du front nord-est.
L’échange de communiqués contradictoires reflète la volatilité de la situation militaire, alors que les deux camps revendiquent régulièrement des avancées difficiles à vérifier de manière indépendante. Dans un contexte de pression accrue, la bataille pour ces zones urbaines clés demeure l’un des fronts les plus disputés de la guerre russo-ukrainienne.