La police australienne a indiqué mardi que les deux hommes soupçonnés d’avoir mené la fusillade meurtrière lors d’un événement de Hanoukka sur la plage de Bondi, à Sydney, semblaient s’être inspirés de l’idéologie de l’État islamique et s’étaient rendus aux Philippines peu avant l’attaque.
La fusillade de dimanche, la plus meurtrière en Australie depuis près de trente ans, a fait 16 morts, dont l’un des tireurs présumés. Les autorités enquêtent sur un acte terroriste visant la communauté juive, alors que le pays réexamine sa législation sur les armes à feu.
Selon la police, le père et le fils soupçonnés de l’attaque ont voyagé aux Philippines au début du mois de novembre, séjournant notamment à Manille et à Davao avant de quitter le pays à la fin du mois, quelques semaines seulement avant la fusillade. Le but précis de ce déplacement fait toujours l’objet d’investigations.
Le père, âgé de 50 ans, a été abattu par la police sur les lieux de l’attaque, tandis que son fils de 24 ans, considéré comme complice présumé, a été grièvement blessé et se trouve dans un état critique à l’hôpital. Les autorités ont précisé que le père voyageait avec un passeport indien et le fils avec un passeport australien.
La police a confirmé que l’assaillant principal détenait légalement six armes à feu, enregistrées, et qu’il possédait un permis depuis 2015. Parmi les victimes figurent un rabbin, un survivant de l’Holocauste et une fillette de 10 ans, ce qui a profondément choqué le pays.
Les autorités australiennes soulignent que des réseaux liés à l’État islamique existent aux Philippines, en particulier dans le sud du pays, bien qu’ils aient été considérablement affaiblis ces dernières années. Les premiers éléments de l’enquête suggèrent que l’attaque aurait été inspirée par cette idéologie, sans qu’un lien opérationnel direct n’ait pour l’instant été établi.