La Russie a mené dans la nuit de dimanche à lundi une nouvelle série d’attaques aériennes contre l’Ukraine, pour la troisième nuit consécutive, selon les autorités locales. Ces frappes surviennent dans un contexte de recrudescence des violences, au lendemain de la plus importante offensive aérienne depuis le début de la guerre en 2022, qui a causé la mort d’au moins 12 personnes.
À Kiev, une alerte aérienne de six heures a été déclenchée. Si la capitale a subi des dommages dans l’un de ses quartiers, aucune victime n’a été signalée, a déclaré Tymur Tkachenko, chef de l’administration militaire de la ville. La région entourant Kiev a, quant à elle, été la cible d’une attaque combinée de drones et de missiles, provoquant des dégâts dans trois districts.
Au sud du pays, des drones russes ont frappé la région d’Odessa. Le service d’urgence ukrainien a indiqué que des habitations privées avaient été touchées, causant d’importants incendies. Un immeuble résidentiel d’environ 100 mètres carrés a été entièrement détruit, bien que le feu ait été maîtrisé. Un adolescent de 14 ans a été blessé, selon le gouverneur régional Oleh Kiper.
La région occidentale de Khmelnytskyi, bien éloignée du front, a également été visée. Des habitations et des entreprises ont subi des dégâts, mais aucune victime n’est à déplorer d’après les premières constatations des autorités locales. Au nord-est, Kharkiv et ses environs ont essuyé des tirs, des explosions ayant été entendues dans plusieurs quartiers, selon le gouverneur régional.
Dans la région centrale de Tcherkassy, les autorités ont annoncé avoir abattu 25 drones russes durant la nuit. Aucun dégât ni blessé n’a été recensé jusqu’à présent.
Le Kremlin n’a pas commenté ces nouvelles attaques. Il maintient que son intervention militaire en Ukraine relève d’une « opération spéciale » destinée à contrer les menaces de l’OTAN à ses frontières. Ce regain de violence intervient dans un climat déjà tendu, après que le président américain Donald Trump a vivement condamné l’escalade russe, qualifiant Vladimir Poutine de « complètement fou » et évoquant la possibilité de nouvelles sanctions contre Moscou.