img_2709.jpg
Israël lance des frappes « à grande échelle» sur Beyrouth contre le Hezbollah

L’armée israélienne a mené une nouvelle vague de frappes aériennes à grande échelle sur Beyrouth, visant en particulier la banlieue sud de la capitale libanaise, un bastion du Hezbollah.

Selon l’armée israélienne, les opérations constituent une « vague de frappes à grande échelle » visant des infrastructures du Hezbollah dans la capitale libanaise. Dans un communiqué, l’armée indique : « L’armée israélienne a commencé une vague de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien à travers l’Iran. Parallèlement, l’armée israélienne a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah à Beyrouth. »

Les frappes ont particulièrement visé la banlieue sud de Beyrouth, connue sous le nom de Dahiyeh, où se trouvent des centres de commandement, des dépôts d’armes et des institutions financières liées au Hezbollah. Les bombardements ont commencé début mars et se sont intensifiés au cours des derniers jours, provoquant d’importantes destructions dans ce secteur densément peuplé.

Une frappe au cœur de Beyrouth

En plus des bombardements dans les banlieues sud, une frappe a également touché le centre de la capitale. À l’aube, un raid israélien a frappé un immeuble résidentiel du quartier d’Aïcha Bakkar, situé à environ deux kilomètres du centre-ville de Beyrouth.

Selon des témoins et des médias libanais, plusieurs missiles ont visé le septième étage d’un immeuble de quinze étages, provoquant d’importants dégâts dans les étages voisins. Le bilan reste incertain : certaines sources évoquent un mort, tandis que d’autres parlent de quatre victimes et de plusieurs blessés.

Cette frappe pourrait avoir visé un membre du Hamas ou des militants liés à la Jamaa Islamiya, selon des informations rapportées par des médias locaux, bien que l’armée israélienne n’ait pas officiellement confirmé la cible.

Les bombardements de Beyrouth intra-muros restent relativement rares. Il s’agirait seulement du deuxième raid direct sur la capitale depuis l’entrée du Hezbollah dans la guerre régionale.

Une réponse aux tirs de roquettes du Hezbollah

Selon les autorités israéliennes, ces frappes sont une réponse aux attaques menées par le Hezbollah contre le nord d’Israël. Le mouvement libanais aurait tiré des dizaines de roquettes vers des villes israéliennes, poussant l’armée à intensifier ses opérations.

Les affrontements se multiplient également dans le sud du Liban, où des échanges de tirs et des combats ont été signalés dans plusieurs localités frontalières. Le Hezbollah affirme avoir visé des soldats israéliens dans des zones telles que Khiam, Markaba et Aitaroun.

Israël affirme avoir frappé des centaines de cibles liées au Hezbollah à travers le Liban et déployé des renforts militaires pour empêcher de nouvelles attaques transfrontalières.

Une crise humanitaire au Liban

La campagne militaire israélienne a provoqué une crise humanitaire d’ampleur au Liban. Plus de 570 personnes ont été tuées dans le pays et plus de 750 000 habitants ont été contraints de fuir leur domicile.

Certaines estimations évoquent même près de 800 000 déplacés, alors que les infrastructures humanitaires sont débordées et que de nombreux civils vivent dans des abris de fortune ou dans la rue.

Des organisations internationales avertissent que les refuges sont saturés et que le système de santé libanais est gravement fragilisé par l’intensité des bombardements…

Partager