Des vidéos montrant de fortes explosions et d’importantes frappes aériennes à Téhéran circulent sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours, montrant un bombardement massif de la capitale iranienne.
Ces vidéos montrent notamment des explosions dans différents quartiers de Téhéran, ainsi que des panaches de fumée s’élevant au-dessus de la ville. Les autorités militaires israéliennes ont indiqué mener des frappes en cours sur des « cibles militaires » à Téhéran au sixième jour de l’offensive.
Israël a annoncé avoir lancé une nouvelle vague de frappes sur l’Iran, avec près de 2 000 cibles touchées par les forces américaines et israéliennes depuis le début de l’offensive, et des explosions observées dans plusieurs secteurs de la capitale iranienne.
Les frappes actuelles des États‑Unis et d’Israël visent à affaiblir des capacités militaires, gouvernementales et nucléaires iraniennes.
Des explosions ont également été entendues dans d’autres villes et régions du pays. Les autorités américaines ont justifié les frappes comme visant à atteindre des installations stratégiques en Iran et à réduire les capacités de riposte, alors qu’Iran riposte par des tirs de missiles et de drones contre des intérêts américains et israéliens dans la région.
De lourds dégâts matériels
Parmi les structures touchées ou endommagées par les frappes figure le Golestan Palace à Téhéran, l’un des sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Selon des rapports d’agences internationales et des représentants de l’UNESCO, le palais a subi des dommages causés par des débris et des ondes de choc provenant d’explosions proches dans sa zone tampon.
Des fenêtres, portes et éléments décoratifs ont été brisés ou endommagés, notamment dans des sections historiques comme la salle des miroirs.
L’UNESCO a exprimé sa préoccupation quant à la protection des biens culturels dans le cadre de ce conflit, rappelant que des conventions internationales préviennent les dommages aux sites historiques pendant les hostilités.
Outre les destructions matérielles, les frappes ont provoqué un nombre important de victimes civiles et militaires. Les autorités iraniennes et organisations locales ont fait état de centaines de morts et de blessés depuis le début des opérations.