Frappes massives sur Kiev : 14 morts, dont un enfant, dans l'une des attaques les plus meurtrières depuis le début de la guerre
Frappes massives sur Kiev : 14 morts, dont un enfant, dans l'une des attaques les plus meurtrières depuis le début de la guerre

Une nouvelle vague de frappes russes a endeuillé la capitale ukrainienne dans la nuit de mercredi à jeudi, faisant au moins 14 morts, dont un garçon de six ans, et 145 blessés, selon les autorités ukrainiennes. Kiev, déjà ciblée à de nombreuses reprises depuis le début de l’invasion russe en février 2022, a connu l’une de ses attaques les plus violentes, marquée par une combinaison de missiles et de drones.

Le président Volodymyr Zelenskiy a confirmé dans son allocution nocturne que les secours étaient encore à pied d’œuvre dans la soirée, alors que les décombres étaient fouillés et les incendies combattus dans plusieurs quartiers touchés. Plus de 1 200 policiers, pompiers et secouristes ont été mobilisés pour venir en aide aux victimes, évacuer les blessés et sécuriser les zones sinistrées.

Selon les services d’urgence ukrainiens, 14 enfants figurent parmi les blessés, soit le plus grand nombre enregistré en une seule attaque contre la ville depuis le début du conflit. Les hôpitaux de la capitale ont été saturés par l’afflux de patients, certains souffrant de traumatismes graves. La population reste sous le choc face à la brutalité de cette nouvelle offensive.

Dans une précédente déclaration sur Telegram, le président Zelenskiy a affirmé que la Russie avait utilisé plus de 300 drones kamikazes et lancé huit missiles dans le cadre de cette attaque coordonnée. Il a dénoncé une nouvelle démonstration de violence à l’encontre de civils désarmés, y voyant une réponse directe aux efforts ukrainiens en faveur de la paix. « Aujourd’hui, le monde a une fois de plus vu la réponse de la Russie à notre désir de paix… Par conséquent, la paix sans force est impossible », a-t-il déclaré.

Cette attaque intervient alors que les lignes de front restent relativement figées sur le terrain, et que les négociations internationales sont dans l’impasse. Kiev continue de réclamer à ses alliés occidentaux un renforcement de l’aide militaire, notamment en systèmes de défense antiaérienne, pour protéger les villes face à des frappes de plus en plus intenses.

Les images des dégâts à Kiev montrent des bâtiments éventrés, des véhicules calcinés et des rues jonchées de gravats. Pour les habitants, la peur demeure omniprésente, avec des sirènes d’alerte qui retentissent presque quotidiennement. L’attaque du 31 juillet restera comme l’une des plus marquantes de ces derniers mois, par son intensité, son bilan humain et l’ampleur du traumatisme qu’elle inflige à la population ukrainienne.

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