Des bombardements de l’armée israélienne ont frappé ce mercredi des zones habitées au Liban, touchant la banlieue sud de Beyrouth, notamment à Hazmieh, ainsi que la ville de Baalbek dans l’est du pays. Ces attaques marquent une nouvelle escalade du conflit entre Israël et le mouvement chiite Hezbollah, qui alimente une crise régionale plus large impliquant l’Iran et les États-Unis.
Selon un communiqué du ministère libanais de la Santé, ces frappes ont tué au moins 11 personnes et en ont blessé plusieurs autres. L’organisme public de santé fait également état, depuis le début des hostilités lundi, d’un bilan d’au moins 50 morts et plus de 300 blessés dans l’ensemble du pays.
À Hazmieh, en périphérie sud‑est de la capitale, une frappe aérienne a touché un hôtel, selon l’Agence nationale d’information libanaise. Les secours ont été dépêchés sur place, mais aucun détail précis sur le nombre de victimes dans cet établissement n’a été immédiatement communiqué.
Dans la Békaa orientale, un immeuble résidentiel de quatre étages à Baalbek a été frappé par des frappes aériennes israéliennes. Des équipes de secours ont extrait au moins cinq corps des décombres et au moins 15 personnes ont été blessées, tandis que trois personnes restaient portées disparues mercredi matin, d’après les autorités et l’Agence nationale d’information libanaise.
Ces frappes ont lieu au cinquième jour d’une flambée de violence entre Israël et le Hezbollah. Ce dernier a intensifié ses attaques contre Israël, notamment avec des tirs de drones et de missiles, en réponse aux actions militaires israéliennes dans la région et à la suite de la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué récemment lors d’une opération américano‑israélienne, selon plusieurs médias internationaux.
L’armée israélienne a pour sa part appelé des dizaines de localités libanaises à évacuer immédiatement leurs habitants, affirmant cibler des positions du Hezbollah et avertissant que toute présence proche de combattants ou d’installations du mouvement exposerait les civils à des risques mortels.