Yvelines - les chauffeurs de bus était en grève hier après l’agression d’un conducteur au Vésinet
Yvelines - les chauffeurs de bus était en grève hier après l’agression d’un conducteur au Vésinet

Le trafic des bus était fortement perturbé hier jeudi dans les Yvelines. En cause, un débrayage spontané de chauffeurs après l’agression d’un de leurs collègues, survenue la veille au Vésinet. L’incident, qui a eu lieu mercredi vers 18 heures sur la ligne A, a ravivé la colère et l’inquiétude d’un personnel de plus en plus exposé à la violence.

Un conducteur blessé au visage par deux passagers

Selon Île-de-France Mobilités, le conducteur aurait été pris à partie par deux passagers à la suite d’un différend encore mal défini. L’un d’eux aurait lancé un projectile qui a blessé le machiniste au visage. Transporté à l’hôpital de Poissy, il a pu en sortir dans la soirée, son pronostic vital n’étant pas engagé. Son employeur, Keolis, a confirmé avoir porté plainte et annoncé le déploiement de nouvelles mesures de sécurité. Les deux agresseurs ont été interpellés par la police peu après les faits. Une source proche du dossier indique qu’ils étaient déjà connus des services pour des violences légères. L’enquête devra déterminer les circonstances exactes de l’altercation et les motivations de l’agression.

Un mouvement de colère et des mesures promises

Dès le lendemain, une partie des chauffeurs a cessé le travail pour dénoncer la recrudescence des agressions et le manque de protection sur certaines lignes. Le trafic a été fortement ralenti dans plusieurs communes du secteur, notamment au Vésinet, à Chatou et à Saint-Germain-en-Laye. Sur X, Valérie Pécresse s’est dite « indignée par l’agression violente » et a exprimé son « soutien » au conducteur blessé. La présidente de la région Île-de-France a annoncé le déploiement d’une brigade régionale de transport sur la ligne concernée dès le lundi 13 octobre. Ce dispositif de sécurité sera actif chaque jour de 16 heures à 2 heures du matin pour apaiser les tensions et rassurer les usagers. Dans les dépôts, la reprise du travail reste conditionnée à la mise en place rapide de ces mesures. Les syndicats exigent une présence policière durable à bord et autour des bus, estimant que la parole politique ne suffit plus à garantir la sécurité de ceux qui font tourner le service public au quotidien.

Que retenir rapidement ?

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