Les tensions montent entre chauffeurs de taxis et conducteurs VTC, qui annoncent de nouvelles actions ce mardi dans plusieurs grandes villes françaises. À Paris, Lyon, Bordeaux ou encore Nice, les rassemblements s’organisent sur fond de colère sociale. Taxis et VTC partagent un ras-le-bol commun, mais leurs revendications diffèrent.
Deux colères, une même mobilisation
Les taxis dénoncent la nouvelle convention de l’Assurance maladie sur les transports de patients, qui prévoit une tarification revue à la baisse à compter du 1er octobre : 13 euros de prise en charge, plus un tarif au kilomètre. Un système censé freiner la flambée des dépenses publiques mais qui, selon les chauffeurs, met leur modèle économique en péril, notamment en zone rurale. Une manifestation est prévue mardi à Bercy et mercredi matin autour des aéroports parisiens.
De leur côté, les chauffeurs VTC réclament un moratoire sur le nombre d’inscriptions dans la profession, dénonçant une surabondance de conducteurs qui tire leurs revenus vers le bas. Ils appellent aussi à une revalorisation de leur grille tarifaire. Des rassemblements sont attendus à Paris et en région. Une réunion avec les plateformes est programmée le 26 juin.
Le gouvernement a déjà tenté d’apaiser les tensions par des annonces, comme l’intensification des contrôles pour lutter contre la concurrence illégale. Mais les syndicats restent mobilisés et préviennent : si aucune avancée n’est obtenue lors de la réunion de mercredi au ministère de la Santé, les blocages pourraient se multiplier.