Le coup d’essai du 8 mai a fait pschitt, mais la CGT-Cheminots n’abandonne pas. Après une mobilisation peu suivie durant le dernier pont, le premier syndicat de la SNCF appelle à de nouveaux arrêts de travail en juin, avec des dates ciblées : le 4 pour les conducteurs, le 5 pour l’ensemble des cheminots, et le 11 pour les contrôleurs. Objectif affiché : peser sur les négociations en cours avec la direction, sur des sujets cruciaux comme les salaires, la formation professionnelle, les effectifs et les conditions de travail. « Il est temps d’imposer un vrai contenu aux discussions », martèle le syndicat, déterminé à maintenir la pression malgré l’échec relatif du mouvement précédent.
Une mobilisation ciblée, mais sous surveillance
Le dernier appel à la grève, censé perturber le pont du 8 mai, a surtout provoqué des perturbations localisées, essentiellement en Île-de-France, dans les Hauts-de-France et en Normandie. Les TGV ont circulé quasi normalement, preuve que le front syndical peine encore à mobiliser massivement. En toile de fond, le Collectif national ASCT — très influent chez les contrôleurs — continue d’appuyer les revendications sur les plannings et les primes. Reste à voir si ces nouveaux appels, posés en marge des tables rondes prévues, réussiront à réveiller les troupes… surtout à l’approche du week-end de Pentecôte. Le bras de fer avec la direction est relancé. Mais pour l’instant, ce sont les aiguilles de la mobilisation qui peinent à s’emballer.