Semaine noire à la SNCF : la CGT rejoint SUD Rail dans un appel à la grève dès le 5 mai
Semaine noire à la SNCF : la CGT rejoint SUD Rail dans un appel à la grève dès le 5 mai

Les prévisions de trafic s’assombrissent à l’approche du pont de l’Ascension. Après SUD Rail, c’est au tour de la CGT-Cheminots de brandir le signal d’alarme. Le syndicat a officialisé ce vendredi 11 avril son appel à la grève à partir du lundi 5 mai, visant les conducteurs et contrôleurs de la SNCF. Une montée en puissance qui pourrait paralyser le réseau dès le début de cette semaine stratégique pour les voyageurs. Dans la ligne de mire de la CGT : les primes jugées insuffisantes, des plannings désorganisés, et une gestion numérique des emplois du temps décrite comme chaotique. À en croire les sections franciliennes du syndicat, c’est même une « semaine noire » qui s’annonce pour l’Île-de-France, alors que des millions de passagers se préparent à profiter des jours fériés du 8 et 9 mai.

Primes, plannings et colère montante

La colère des syndicats ne date pas d’hier. SUD Rail avait déjà enclenché le mouvement le 4 avril, évoquant des réunions sans résultats et réclamant une revalorisation de 100 euros mensuels de la prime des contrôleurs. Dans leur sillage, le Collectif national ASCT, informel mais très suivi depuis ses grèves massives de Noël 2022 et février 2024, a annoncé son soutien aux dates du 9 au 11 mai, ajoutant à la pression sur la direction de la SNCF. La CGT, pour sa part, vise plus large : au-delà des agents de bord, elle prépare une journée d’action nationale pour tous les services en juin. En attendant, la SNCF tente de temporiser. La direction assure que le dialogue reste ouvert, affirmant avoir reçu les syndicats ces derniers jours. Le PDG de SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet, s’est même montré optimiste sur les ondes de France Inter, promettant des avancées concrètes et une circulation des trains « en sérénité ». Une sérénité que les usagers, eux, pourraient bien ne pas goûter de sitôt.

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