Samu : les pilotes d’hélicoptère menacent de déclencher une grève cet été
Samu : les pilotes d’hélicoptère menacent de déclencher une grève cet été

Dès cet été, les pilotes et équipages d’hélicoptères du Samu menacent d’arrêter toute activité sur le territoire français. Le SNPNAC (Syndicat national du personnel navigant de l’aéronautique civile) déplore des salaires dérisoires : 2 300 € nets pour un pilote débutant (à temps plein équivalent 35 h), environ le Smic pour copilotes et techniciens, et seulement 3 100 € nets en fin de carrière. « Nous sommes les moins bien rémunérés d’Europe, 35 % de moins que nos collègues roumains », s’indigne Alexandre Hinaux, pilote à Saint-Brieuc et secrétaire général de la branche hélicoptères Samu.

Des salaires en peau de chagrin

Ces professionnels assurent pourtant des missions vitales : transporter en urgence patients et équipes médicales quand l’ambulance ne suffit pas, et parfois relier hôpitaux entre eux. Trois compagnies privées – SAF, HBG et le britannique Babcock – opèrent pour le compte des hôpitaux, rémunérées par les Agences régionales de santé. Or, selon le SNPNAC, « une quarantaine » d’établissements hospitaliers cumulent des impayés de plusieurs millions d’euros, menaçant la viabilité des sous-traitants.

Un appel à 50 millions pour sauver le service

Pour enrayer cette crise, le syndicat réclame 50 millions d’euros – moins de 4 % du budget national des transports sanitaires – afin d’aligner les salaires sur le bas de la moyenne européenne et garantir la pérennité du service. « Face à cette situation intenable, nos équipages, dévoués à sauver des vies en moins de 30 minutes, n’ont d’autre choix que de cesser leur activité », conclut le SNPNAC. Sans solution rapide, des départs à la grève risquent de paralyser les secours héliportés durant tout l’été.

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