Le Syndicat national des contrôleurs du trafic aérien, organisation largement majoritaire dans la profession, a annoncé un nouveau mouvement de grève prévu le jeudi 18 septembre. Dans un communiqué, il dénonce un « échec du dialogue social » et affirme qu’aucune avancée concrète n’a été obtenue malgré des mois de négociations avec l’administration. Le préavis couvre l’ensemble de la journée, de la prise de service du matin jusqu’à la fin du service de nuit du lendemain.
Des revendications salariales et managériales au cœur du conflit
Le SNCTA demande un rattrapage complet de l’inflation pour l’année 2024, estimant que les contrôleurs aériens subissent une perte continue de pouvoir d’achat. Au-delà de l’aspect financier, le syndicat met en cause la gouvernance du secteur. Il critique des pratiques managériales jugées « dégradantes » et réclame un changement profond dans la direction des opérations, afin de rétablir la confiance et d’améliorer les conditions de travail.
Un climat social déjà tendu dans le ciel français
Cette grève s’inscrit dans une série de mobilisations répétées depuis plusieurs mois. En juillet, d’autres organisations syndicales avaient déjà provoqué l’annulation de milliers de vols et de lourdes perturbations dans l’ensemble de l’Europe. Pour le SNCTA, la situation devient intenable : selon lui, le blocage des discussions empêche toute réforme structurelle et ne laisse plus d’autre choix que le recours à la grève.
La perspective de ce nouveau mouvement social fait craindre des retards massifs et l’annulation de nombreux vols, aussi bien en France qu’à l’international. Chaque grève des contrôleurs aériens entraîne des répercussions directes sur le trafic, affectant des centaines de milliers de passagers. Les compagnies aériennes se préparent déjà à réduire leur programme de vols, tandis que les autorités s’attendent à une journée noire pour le transport aérien.