Grève des contrôleurs aériens les 3 et 4 juillet: perturbations attendues à la veille des vacances d’été
Grève des contrôleurs aériens les 3 et 4 juillet: perturbations attendues à la veille des vacances d’été

À l’approche des grands départs estivaux, le trafic aérien français risque d’être fortement perturbé. Le syndicat UNSA-ICNA, qui représente les contrôleurs aériens, a déposé un préavis de grève pour les journées des mercredi 3 et jeudi 4 juillet 2025, invoquant un profond malaise au sein de la profession. Ce mouvement social s’annonce comme un avertissement fort adressé à la Direction générale de l’Aviation civile.

Un management jugé « toxique »

Dans un communiqué, l’UNSA-ICNA dénonce un « management toxique », pointant du doigt une gestion interne jugée autoritaire, déconnectée des réalités opérationnelles et génératrice de souffrance au travail. Le syndicat alerte sur une crise de gouvernance au sein de la DGAC, qui compromet selon lui la capacité du service public à répondre aux enjeux croissants du trafic aérien.

Le préavis de grève s’inscrit dans un appel plus large à un « changement de cap ». Parmi les principales revendications des contrôleurs, les syndicats demandent un renforcement des effectifs et une modernisation technique ( de nombreux projets de mise à jour des systèmes de contrôle aérien sont en suspens ou accusent des retards préoccupants ).

Une grève qui tombe mail pour les Français

Le choix des 3 et 4 juillet n’est pas anodin : ces deux journées précèdent le premier grand week-end de départs en vacances d’été, période traditionnellement marquée par un pic de fréquentation dans les aéroports français. Des annulations et retards de vols sont à prévoir si le mouvement est largement suivi.

Des grèves récurrentes

Le secteur du contrôle aérien en France est régulièrement secoué par des mouvements sociaux. En septembre 2022, une grève des contrôleurs avait entraîné l’annulation de plus de 1 000 vols. L’année 2024 a également été marquée par plusieurs journées de mobilisation liées aux négociations salariales et aux conditions de travail.

À ce stade, la Direction générale de l’Aviation civile n’a pas encore officiellement réagi à l’annonce du préavis. Des négociations pourraient s’ouvrir dans les prochains jours pour tenter d’éviter la grève, mais l’UNSA-ICNA laisse entendre que la confiance est rompue, et que seule une réelle inflexion des politiques internes permettrait d’apaiser la situation.

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