Les syndicats de la fonction publique battent à nouveau le pavé ce mardi 13 mai. À l’appel d’une large intersyndicale (CGT, FSU, Solidaires, CFE-CGC, UNSA), les agents publics sont invités à faire grève pour protester contre la politique budgétaire du gouvernement, la stagnation des salaires, et la réduction programmée des effectifs et opérateurs de l’État.
Services publics, éducation et trafic aérien en ligne de mire
Dans les écoles, crèches, cantines ou transports scolaires, des perturbations sont attendues localement, selon les syndicats enseignants comme le SNES-FSU ou Sud Éducation, qui ont rejoint le mouvement pour dénoncer également la réforme de la formation initiale. Des manifestations sont prévues dans toute la France, notamment à Paris à 14 heures, place du Bataillon du Pacifique.
Côté aviation, la Direction générale de l’aviation civile annonce des retards à prévoir à Paris-Orly, Marseille, Limoges, ainsi que des annulations à Pau et Tarbes. L’USAC-CGT, syndicat des contrôleurs aériens, réclame la revalorisation du point d’indice, le retour de la prime GIPA et dénonce une baisse du remboursement des arrêts maladie. Sans surprise, aucune autre organisation de l’aérien n’a suivi ce préavis.
Les syndicats dénoncent un « sacrifice du service public » orchestré par les coupes budgétaires annoncées pour 2025 et les économies prévues par François Bayrou pour 2026. Ils accusent le gouvernement de démanteler l’État social, notamment avec la suppression d’un tiers des agences publiques d’ici fin 2025.
Cette deuxième mobilisation connaîtra peut-être un meilleur écho que celle du 3 avril, qui n’avait réuni qu’une poignée de grévistes dans les services de l’État. Ce mardi, entre les cortèges dans les grandes villes et les tensions dans l’Éducation et les transports, l’exécutif pourrait bien devoir écouter plus attentivement la rue.