Grève à la SNCF pour l’Ascension : la menace plane, la direction contre-attaque
Grève à la SNCF pour l’Ascension : la menace plane, la direction contre-attaque

Le week-end de l’Ascension (29 mai – 1er juin) pourrait de nouveau être perturbé sur les rails. Les syndicats de la SNCF, SUD Rail en tête, évoquent une grève possible… sans encore la confirmer. Une stratégie d’annonce tardive, assumée comme un moyen de pression.

Une grève à effet surprise

Fabien Villedieu, porte-parole de SUD Rail, l’a dit clairement : « On annoncera quatre jours avant la grève, le début de la grève. » Cette posture vise à prendre de court la direction, après l’échec du mouvement du 1er mai, largement contourné grâce à des remplacements internes. La SNCF avait alors mobilisé des cadres volontaires pour assurer la continuité du service, avec 9 trains sur 10 maintenus. Cette fois, les syndicats entendent frapper plus fort, et plus soudainement. Une stratégie légale – le préavis devant être déposé 48 heures à l’avance – mais jugée déstabilisante pour les usagers.

La riposte du PDG

Invité de BFM TV/RMC, le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, n’a pas caché son irritation : « On met une épée de Damoclès sur la tête des Français. Ce n’est pas un jeu. » Il a dénoncé une manière de faire qui « joue avec la vie des gens », tout en appelant à « garder son sang-froid ». Le patron de la compagnie assure maintenir un dialogue social actif sur tous les sujets, affirmant ne pas être à l’origine de la rupture : « Moi, je fais du dialogue, ce n’est pas moi qui fais grève. » À une semaine du week-end de l’Ascension, les voyageurs sont donc prévenus : le trafic pourrait être perturbé, sans que la grève ne soit encore confirmée. Le bras de fer, lui, est bien enclenché.

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