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Depuis plusieurs mois, la Serbie est secouée par un mouvement de contestation étudiant, né après un tragique accident à la gare de Novi Sad en novembre 2024. Les étudiants, soutenus par des milliers de citoyens, dénoncent la corruption et l’inefficacité du gouvernement, en particulier en ce qui concerne la gestion de l’infrastructure et de l’éducation. Le 14 avril 2025, ils ont bloqué les accès aux bureaux de la radio-télévision publique (RTS) à Belgrade et Novi Sad, accusant ces médias d’ignorer leurs revendications.

Un mouvement en réaction à la corruption et à la négligence de l’État

Les manifestations ont pris une ampleur considérable depuis l’accident de la gare, où 16 personnes ont perdu la vie. Les étudiants réclament la publication des documents liés à la reconstruction de la gare, la libération des manifestants arrêtés et une meilleure allocation du budget de l’enseignement supérieur. En réponse à ce mécontentement, le président serbe Aleksandar Vucic a promis un nouveau gouvernement d’ici le 18 avril, tout en restant ferme sur sa position.

Le mouvement a rapidement gagné en popularité, attirant des milliers de Serbes dans les rues, notamment lors de la manifestation du 15 mars à Belgrade, qui a réuni entre 275 000 et 375 000 personnes. Pour certains manifestants, comme Vanya, l’incident à la gare de Novi Sad a été un catalyseur, symbolisant la corruption qui gangrène le pays. Les étudiants, déterminés, ont choisi de bloquer les institutions médiatiques pour exiger que leurs revendications soient enfin relayées.

Un appel au changement face à un système dépassé

Le mouvement dépasse désormais le cadre étudiant, avec une forte mobilisation citoyenne. De nombreuses personnes de tous horizons se sont jointes à la contestation, créant des assemblées citoyennes pour remettre en question les élus locaux. Alors que la pression s’intensifie, la Serbie se trouve à un tournant, avec un gouvernement qui tente de répondre à la crise tout en maintenant son autorité.

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