1er mai : les boulangeries resteront majoritairement fermées malgré le soutien du gouvernement
1er mai : les boulangeries resteront majoritairement fermées malgré le soutien du gouvernement

Les Français risquent de devoir se passer de baguette fraîche ce jeudi. En raison d’une législation stricte interdisant le travail salarié le 1er mai, nombre de boulangers ont décidé de baisser le rideau. Même si certains patrons maintiennent leur ouverture en solo, la majorité préfère éviter les sanctions.

En théorie, seuls les chefs d’entreprise ou les membres de leur famille peuvent travailler légalement dans les boulangeries ce jour-là. Employer des salariés expose à une amende de 750 à 1 500 euros. Si une tolérance existait jusqu’à récemment, des contrôles inopinés l’an dernier ont ravivé la crainte de sanctions. En réponse, des sénateurs centristes ont déposé une proposition de loi pour autoriser les salariés volontaires à travailler le 1er mai, mais le texte n’est pas encore voté.

Un consensus politique… sauf à gauche

Le gouvernement soutient l’initiative, tout comme la droite et le Rassemblement national. Mais la CGT et les partis de gauche dénoncent une atteinte à la symbolique du 1er mai, seul jour chômé et payé obligatoirement en France. En attendant une réforme, beaucoup de boulangers préfèrent rester prudents, quitte à renoncer à une journée de chiffre d’affaires exceptionnel.

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